Au fil de mon parcours professionnel, j'ai observé combien une discipline peut se transformer, parfois se diluer, lorsqu'elle n'est plus transmise avec rigueur. J'ai expérimenté différentes approches, différentes manières d'enseigner et d'accompagner.
Ces expériences m'ont conduite à une conviction profonde : la sophrologie ne peut être réduite à une technique, elle est une méthode spécifique, structurée, dotée d'un socle phénoménologique exigeant. Cette école est née de cette responsabilité.
La sophrologie ne peut être réduite à une technique. Elle est une méthode spécifique, structurée, dotée d'un socle phénoménologique exigeant.
La sophrologie que je transmets est celle des origines. Elle repose sur la phénoménologie. L'entraînement à l'épochè est au cœur de cette pratique. Sans suspension du jugement, sans travail sur la conscience et le vécu, la méthode perd sa spécificité. Je refuse qu'elle soit amputée de ce qui la fonde. Former des sophrologues, c'est transmettre cette rigueur intérieure.
En France, le cadre légal est clair. La sophrologie est complémentaire. Elle ne se substitue ni à la médecine ni à la psychothérapie. Cette distinction n'est pas une contrainte. Elle est une protection. Je considère qu'un professionnel responsable est celui qui connaît ses limites, qui oriente lorsque nécessaire et qui n'entretient aucune confusion auprès du public ou des institutions. La clarté est un acte éthique.
J'ai vu des pratiques se perdre en cherchant à se rendre plus attractives. Changer de nom. Adopter des codes étrangers. S'effacer derrière des tendances plus visibles. Je ne souhaite pas former des praticiens hybrides et flous. Je souhaite former des sophrologues capables d'assumer pleinement la spécificité de leur discipline.
La technique s'apprend. La posture se construit.
Au cours de ma carrière, j'ai rencontré des professionnels techniquement compétents mais fragiles dans leur posture. J'ai aussi rencontré des praticiens dont la maturité et la stabilité faisaient toute la différence. Dans cette école, la posture professionnelle prime. Elle est évaluée, accompagnée, travaillée. La certification ne reconnaît pas seulement une compétence : elle reconnaît une responsabilité.
Former un sophrologue, c'est former un professionnel lucide, fidèle à sa méthode et conscient de ses limites. C'est à cette exigence, à la fois rigoureuse et profondément humaine, que cette école s'engage.
Véronique de Luca
Fondatrice et directrice