Durant la formation, des pratiques sophrologiques entre les apprenants sont-elles proposées ? Cette question est souvent posée lors des demandes de renseignements. Elle découle des présentations de certains organismes qui mettent en avant ces temps de pratique comme un élément essentiel du parcours, voire comme un argument commercial.

Nous, IFSMS, répondons non : nous ne recommandons pas de pratiques sophrologiques entre apprenants pendant les journées de formation. Cette approche est délibérée et contribue, selon nous, à la qualité et à l'efficacité de l'apprentissage.

Former à un métier, pas organiser un parcours de développement personnel

Notre mission, en tant qu'organisme de formation continue, est de dispenser des formations à des techniques et à un métier. La formation professionnelle a pour objectif de doter les futurs sophrologues des compétences nécessaires pour accompagner leurs propres clients de manière efficace et éthique.

Elle se concentre sur l'acquisition de connaissances théoriques, la compréhension des techniques sophrologiques et la maîtrise des compétences nécessaires pour mener des séances. L'accent est mis sur le développement de l'expertise professionnelle, plutôt que sur l'expérience personnelle.

Pourquoi les pratiques entre apprenants peuvent brouiller les objectifs

Lorsque les pratiques sophrologiques entre apprenants sont intégrées dans la formation, elles encouragent davantage le développement personnel que la formation professionnelle. Participer à des pratiques en groupe peut permettre aux apprenants de mieux comprendre leurs propres réactions et de renforcer leur bien-être personnel, mais ne leur apporte pas nécessairement les compétences techniques et théoriques pour accompagner d'autres personnes.

Intégrer ces pratiques dans une formation professionnelle crée alors une confusion des rôles et des objectifs. Les apprenants risquent de se concentrer sur leur propre expérience au détriment de l'apprentissage des compétences professionnelles essentielles.

Une formation qui glisse vers le développement personnel s'éloigne de son objectif premier : former de futurs professionnels capables d'accompagner avec méthode, cadre et discernement.

Les formations qui intègrent, parfois avec intensité, les pratiques sophrologiques entre apprenants transforment ainsi le parcours formatif en un contexte de développement personnel et s'éloignent de leur objectif annoncé : former de futurs professionnels.

Ce que doit privilégier une formation professionnalisante

La formation au métier de sophrologue doit rester un processus rigoureux, centré sur la transmission de savoirs et de compétences spécifiques. En maintenant une distinction claire entre développement personnel et formation professionnelle, nous veillons à ce que les apprenants soient correctement préparés à leur futur rôle.

Ils apprennent à structurer et à animer des séances, à adapter les techniques aux besoins des clients, et à maintenir une posture professionnelle en toutes circonstances.

Un parcours équilibré doit intégrer à la fois des éléments théoriques et pratiques. Plutôt que de se concentrer sur les pratiques entre apprenants, il est essentiel de structurer des sessions où les techniques sont enseignées de manière détaillée, suivies de pratiques individuelles supervisées.

Développer l'autonomie de l'apprenant

Il est crucial d'encourager les apprenants à développer leur autonomie en sophrologie. Cela peut se faire en leur fournissant les outils nécessaires pour pratiquer seuls, en dehors des sessions de formation, et en intégrant des temps de supervision où les expériences individuelles peuvent être discutées et analysées.

L'un des objectifs de la formation en sophrologie est de rendre les apprenants autonomes dans leur pratique. L'absence de pratique en groupe encourage les participants à intégrer les techniques de manière personnelle et à développer leur propre routine sophrologique. Cela renforce leur confiance en leurs compétences et leur capacité à appliquer la sophrologie dans leur futur cadre professionnel.

Les pratiques sont enseignées et transmises par le formateur. Les apprenants appliquent ensuite ces connaissances à leur rythme, pour eux-mêmes ou dans un cadre privé. Ces répétitions leur permettent d'analyser les apports et les applications possibles de chaque pratique. Les retours partagés avec le formateur concourent alors efficacement à leur intégration.